Les cétacés les plus observés en Martinique

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Quels sont les cétacés les plus observés en Martinique ? 

La  Martinique, île paradisiaque  des Caraïbes, est célèbre pour ses plages et sa nature luxuriante. Mais saviez-vous que les eaux qui entourent l’île abritent également une grande variété d’ espèces de cétacés , telles que des  dauphins  et entourant des  baleines  ? Dans cet article, vous découvrirez quelles sont les espèces les plus couramment associées en Martinique.

Le grand dauphin, roi des cétacés martiniquais

Le grand dauphin (Tursiops truncatus) , également appelé souffleur, est sans conteste l’une des espèces les plus populaires et les plus emblématiques de la faune marine martiniquaise . Ces mammifères marins se délivrent facilement à leur corps robuste, à leur tête large et arrondie ainsi qu’à leur longue nageoire dorsale.

Comportement et mode de vie

Ces animaux sont très sociaux et vivent généralement en petits  groupes , mais ils peuvent aussi former des  rassemblements ponctuels  de plusieurs centaines d’individus lorsqu’ils suivent un banc de poissons ou pour s’accoupler. Les grands dauphins sont connus pour leurs comportements acrobatiques et ludiques, comme les sauts hors de l’eau ou les jeux avec des algues.

Où et quand les observateurs ?

Les grands dauphins sont présents  toute l’année  dans les eaux de la Martinique, mais leur nombre augmente entre  février et avril , période durant laquelle ils se rassemblent pour se reproduire. Ils sont plutôt côtiers et englobent les zones peu profondes, ce qui facilite grandement leur observation depuis un bateau ou même depuis la plage.

L’étonnant dauphin à long bec

Le dauphin à long bec (Stenella longirostris) représente une espèce fascinante de cétacés, souvent présente dans les eaux chaudes et tropicales de la Martinique. Cette espèce se distingue principalement par son rostre exceptionnellement allongé, qui lui confère un aspect distinctif et élégant. Ce trait morphologique particulier n’est pas seulement une caractéristique physique remarquable ; il joue également un rôle crucial dans son mode d’alimentation, lui permettant de fouiller dans les sédiments marins à la recherche de nourriture, comprenant principalement des poissons et des céphalopodes.

  • L’aspect visuel du dauphin à long bec est tout aussi impressionnant. Sa coloration est unique et se compose d’un dessus gris foncé qui contraste vivement avec un ventre blanc rosé. Cette dichromie n’est pas seulement esthétique mais sert également de camouflage dans l’environnement marin, une stratégie connue sous le nom de contre-illumination. Cela aide le dauphin à se fondre dans les eaux lumineuses vues d’en bas et les eaux plus sombres vues d’en haut, le protégeant ainsi des prédateurs et lui facilitant la chasse de ses proies.
  • Les taches blanches présentes sur les flancs du dauphin à long bec ajoutent une touche supplémentaire à son apparence distincte, rendant chaque individu unique. Ces marques peuvent jouer un rôle dans les interactions sociales au sein des groupes de dauphins, aidant les membres du groupe à se reconnaître et à renforcer les liens sociaux.
  • Les dauphins à long bec sont des animaux hautement sociaux, vivant en grands groupes pouvant compter plusieurs centaines d’individus. Ces groupes dynamiques sont connus pour leur comportement acrobatique, incluant des sauts impressionnants et des glissades sur l’eau, offrant un spectacle fascinant pour les observateurs.

Sauteurs et sprinteurs des mers

Les dauphins à long bec sont particulièrement connus pour leurs incroyables prouesses athlétiques : ils peuvent sauter jusqu’à 7 mètres de hauteur hors de l’eau et nager à des vitesses impressionnantes. Ce sont également des animaux très sociaux qui vivent en groupes d’une vingtaine d’individus.

Leur distribution en Martinique

Ces dauphins sont présents autour de la Martinique tout au long de l’année, bien qu’ils soient légèrement plus nombreux durant la saison des pluies (juin à octobre). Ils fréquentent principalement les eaux profondes et peuvent être observés le long de la côte ouest de l’île, notamment au large de la Presqu’île de la Caravelle.

Le cachalot, géant discret des eaux martiniquaises

Le cachalot (Physeter macrocephalus) est le plus grand prédateur au monde et peut atteindre jusqu’à 20 mètres de longueur pour un poids pouvant dépasser les 50 tonnes. Malgré sa taille impressionnante, cette espèce est relativement difficile à observer en Martinique, car elle évolue généralement en eaux profondes et passe peu de temps en surface.

Un mode de vie solitaire

Contrairement aux dauphins, les cachalots sont plutôt solitaires et vivent souvent seuls ou en petits groupes de quelques individus. Ils ont une incroyable capacité d’apnée, ce qui leur permet de plonger pendant près de deux heures afin de chasser leurs proies dans les abysses.

Où et quand les observer ?

Les cachalots sont présents autour de la Martinique toute l’année, mais ils sont plus faciles à observer durant les mois d’ août et septembre , où les conditions météorologiques indiquent les sorties en mer. Les meilleures zones d’observation se situent au large de la côte est de l’île, notamment aux abords du Rocher du Diamant.

La baleine à bosse, visiteuse saisonnière des Antilles

Enfin, la  baleine à bosse (Megaptera novaeangliae)  est une autre espèce de cétacés susceptible d’être enregistrée en Martinique, bien qu’elle n’y réside pas de manière permanente. Cette créature gigantesque peut atteindre 16 mètres de longueur pour un poids pouvant éviter les 40 tonnes.

Une migration spectaculaire

Les baleines à bosse effectuent chaque année une longue migration depuis leurs zones de nourrissage situées dans les eaux froides de l’Atlantique Nord jusqu’à celles plus chaudes et propices à la reproduction de leur zone d’hivernage caribéenne. C’est durant cette migration que l’on a une chance de les observateurs autour de la Martinique.

Quand les apercevoir ?

Les mois de  janvier à avril  constituent la meilleure période pour tenter d’observer les baleines à bosse en Martinique, lorsqu’elles se rendent dans les eaux chaudes des Caraïbes pour donner naissance à leur progéniture. Les chances d’en voir sont toutefois plus faibles que pour les espèces autres citées précédemment, en raison de leur répartition moins dense et de leur comportement moins visible.